Vendredi 24 novembre 2006
Ester est passé à l'appart hier soir. Elle avait quelque chose à me dire.
Celà faisait plusieurs jours qu'on ne s'était pas vues : le temps de séparation permet souvent de savoir qui compte vraiment et volontairement je ne l'appelais plus. Alors forcément j'avais un petit doute de qu'elle voulait me dire lorsqu'elle a appelé tout à l'heure en me disant : "Je peux passer te voir? J'ai quelque chose à te dire ..."
Elle s'était faite toute belle la petite : tout en noir, un pull en v très en v d'ailleurs, une petite jupe, en collant dans de longues bottes noires, les cheveux courts tirés en arrière avec un maquillages très glamour... Elle s'est assise sur le canapé, je lui ai dis que je finissais un truc sur PC (un achat sur Ebay).
Quand j'ai relevé la tête, elle était presque nue, en fine lingerie également noir. Elle s'est approché de moi, et j'ai senti qu'avant même les mots, aussi forts qu'ils puissent être, il fallait faire parler nos corps. Pulsion interne, un désir sincère de s'aimer dans l'étreinte. Nous nous sommes aimées toute la nuit.
A 2h elle m'a dit : "Je t'aime Léna !"
J'ai tremblé et c'est là que j'ai su que je ne pourrai jamais lui dire ce que j'entreprenai depuis ma décision du
15 septembre 2006. Je partirai donc sans elle : elle ne saura jamais.
par Lena Spin
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Ester
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J'ai passé la soirée avec Ester. Jamais, à aucun moment, elle ne m'a dit pourquoi elle avait pleuré la dernière fois. Après tout, pleurer c'est déjà ça, c'est bien la preuve qu'on est bien en vie. Le pire c'est de ne pouvoir pleurer. Et puis, elle m'a vachement surprise la petite : en rentrant chez elle, elle m'a demandé de passer la nuit avec elle. "Tu restes Lena, ce soir ?"

Je vais pas y aller par quatre chemins : c'est ma première expérience lesbienne. Je ne vais pas non plus rentrer dans les détails quoiqu'il y a quand même quelques questions que je me pose sur le plaisir féminin (j'en parlerai à Ester ?), surtout au niveau pratique. Bref j'ai bien aimé : Ester est très belle, je fantasme sur ses seins en pommes : j'avais jamais caressé la poitrine d'une femme ainsi et j'avoue que c'est très agréable ? Ouf ! Rien qu'à y repenser? Tiens je vais l'appeler pour savoir ce qu'elle fait ce soir. J'irai bien me balader de nuit au bord de la mer, à Merville Franceville ou Homevaraville. Bien énervées on pourrait filer toutes les deux à Deauville ou à Trouville, les deux villes références bourgeoises de la cote.
...
Elle est OK. Je file.
par Lena Spin
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Je l’attendais à la terrasse d’un café : elle a surgit derrière mon dos et s’est assise en face de moi. Depuis le temps que j’attendais ce moment : le premier regard me dirait si elle comptait pour moi. Et au premier regard je m’aperçus qu’elle avait pleuré. Elle ne dit rien et fut aussi naturelle, belle et enjouée que d’habitude.

Merde du coup ça m’a tellement décontenancée que j’ai su en une fraction de seconde que je ne coucherai pas avec elle ce soir. Ce soir n’était pas le soir charnel. Pas de révélations. Du moins pour moi…
par Lena Spin
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Hier j’ai passé la soirée et la nuit avec Ester. On passe des heures à discuter, à déconner. Elle m’attire énormément. Je crois, qu’au-delà de toute sexualité, je suis « amoureuse » de la personne. Elle n’est pas insensible à mes charmes. Mais tout reste éthéré. Personne n’aborde ce sujet comme si le doute, la peur de se déclarer, étaient une douce sensation que l’une comme l’autre souhaitait conserver encore. Quand je lui parle, je la sens frémir. Elle me dit qu’elle me trouve envoûtante et belle. Je crois que je vais finir par exploser et lui sauter dessus. Je ne sais pas si c’est la bonne manière de faire mais…
Par exemple hier soir, nous étions chez elle. Elle était assise sur le bord du canapé ocre. La lumière tamisée orangée filtrait à travers l’abat-jour d’une lampe sur pied. Elle était en tailleur moulant (elle sortait du boulot) noir. Ses cheveux longs bruns entouraient son décolleté. Elle parlait et je n’avais qu’une envie : l’embrasser. Je ne sais pas si elle se rend compte de la situation mais je crois que oui.
Je n’ai jamais eu envie d’une femme. Je ne suis pas lesbienne. Mais peu importe c’est la personne qui m’attire et je suis (comme toujours) ce que je ressens.
Je suis rentré tard dans la nuit. Elle m’a rappelé aujourd’hui en me disant qu’elle avait envie de me revoir un de ces soirs. Je ne sais vraiment pas comment prendre tout ça : puis-je me permettre de l’embarquer dans ma vie sachant qu’elle ne sait rien de
mon entreprise ?
Je crois que le tout premier prochain échange de regard fixera le sort de notre prochaine nuit
par Lena Spin
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Mercredi 27 septembre 2006
Journée extra aujourd'hui : j'ai claqué ! J'ai passé 2 heures chez le coiffeur, je me suis entièrement resappée : jean moulant très délavée, longues bottes en cuir marron, cache-coeur marron claire, lingerie fine rose pourpre... J'ai pas mal discuté en terrasse du pub Saint Laurent avec une nenette qui était seule : Ester, une jolie brune dans l'immobilier. Ok, l'immobilier c'est pas très fun mais elle était super cool. On a pas arrêté de se marrer sur des tas de conneries...
par Lena Spin
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