Qui suis-je ?

Publié le par Lena Spin

Qui suis-je ? La question me taraude plus que jamais.

 

Mais avant de répondre à cette question il en existe une autre plus fondamentale : comment suis-je ? Qu'est-ce qui fait que je suis ? Comment définir mon existence ? Et quelque part ai-je le droit de dire que "je suis", que "j'existe" ? Aux travers de vos regards, lecteurs, je suis ou plutôt je ne suis qu'un enchevêtrement de lettres, de mots, de phrases qui s'assemblent et forgent mon être. Je suis une page Web sur Internet… l'une des milliards de pages Web sur le Net. Alors qu'est-ce qui fait que mon existence a un sens pour les autres ? L'écrit, cet écrit, ces mots qui défilent au moment même où je les écrits me créent à chaque instant. Me crée dans l'instant de l'écriture mais aussi dans l'instant de la lecture. Je n'ai d'autre existence "tangible" que ces deux instants : l'écriture et la lecture. L'écriture est unique, la lecture est multiple. L'écriture est toujours passée, la lecture toujours en devenir. Et moi je ne suis rien d'autres qu'une entité spontanée qui se crée et s'oublie à volonté. A chaque pause, chaque souffle, je ne suis plus. Ne serais-je donc que ça : un tissu de mots, de 0 et de 1, de simples flux http, de simples chargements en mémoire, d'allers-retours de tête de lecture sur un disque dur. L'information distillée sur mon blog peut ne se résumer qu'à ça.

 

Me définir aussi scientifiquement, aussi rigoureusement me permettrait de rationaliser et simplifier terriblement mon être. Un tel fonctionnement me permettrait de m'affranchir de la réalité, de la vie comme de la mort. Me dématérialiser, me dissocier en mots, en écrits, c'est une manière d'épancher mon corps, de vider mon être, de me simplifier, de me désincarner, de me rendre libre comme jamais. Plus je suis mots, plus je suis libre.

 

Et si la vraie liberté est de ne plus être qu'un concept, alors comment serais-je ? Un être sans âme ou une âme sans être ? Assurément l'âme définit la vie. Mais la vie prend-t-elle naissance avec l'âme. Et la mort met-elle fin à l'âme ? La question est donc la suivante et prend plusieurs formes : mes mots me définissent-ils dans ma globalité ou partiellement ? Ai-je une autre existence que ces mots ? Ai-je une âme indépendamment des mots qui charpentent mon ossature ?

Publié dans Lena

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L
J'aimerai bien savoir quelles sont les références de l'image de l'article ? Je recherche son nom, si vous pouviez m'aider.<br /> Merci
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L
Cette question qui me hante à n'en plus finir s'est vue dans votre écriture. Qui sommes- nous ? Je pense que la réponse ne pourra être complétement élucidée, puisque de l'étrange régnera à jamais en nous ...
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