Hier j’ai passé la soirée et la nuit avec Ester. On passe des heures à discuter, à déconner. Elle m’attire énormément. Je crois, qu’au-delà de toute sexualité, je suis « amoureuse » de la personne. Elle n’est pas insensible à mes charmes. Mais tout reste éthéré. Personne n’aborde ce sujet comme si le doute, la peur de se déclarer, étaient une douce sensation que l’une comme l’autre souhaitait conserver encore. Quand je lui parle, je la sens frémir. Elle me dit qu’elle me trouve envoûtante et belle. Je crois que je vais finir par exploser et lui sauter dessus. Je ne sais pas si c’est la bonne manière de faire mais…
Par exemple hier soir, nous étions chez elle. Elle était assise sur le bord du canapé ocre. La lumière tamisée orangée filtrait à travers l’abat-jour d’une lampe sur pied. Elle était en tailleur moulant (elle sortait du boulot) noir. Ses cheveux longs bruns entouraient son décolleté. Elle parlait et je n’avais qu’une envie : l’embrasser. Je ne sais pas si elle se rend compte de la situation mais je crois que oui.
Je n’ai jamais eu envie d’une femme. Je ne suis pas lesbienne. Mais peu importe c’est la personne qui m’attire et je suis (comme toujours) ce que je ressens.
Je suis rentré tard dans la nuit. Elle m’a rappelé aujourd’hui en me disant qu’elle avait envie de me revoir un de ces soirs. Je ne sais vraiment pas comment prendre tout ça : puis-je me permettre de l’embarquer dans ma vie sachant qu’elle ne sait rien de
mon entreprise ?
Je crois que le tout premier prochain échange de regard fixera le sort de notre prochaine nuit
par Lena Spin
publié dans :
Ester
0
recommander
Commentaires